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  • Nous avons pris un e-café avec Zoe Marniquet et Elia Auchane

    Les équipes Sopexa ont observé 11 marchés à la demande du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation dans le cadre du programme de promotion Taste France.

    Ces études sont présentées par nos équipes à l’occasion des Journées Export Agro qui se tiennent du 29 mars au 2 avril (il est encore temps de vous inscrire, ici). En exclusivité, voici un petit aperçu de ce que ces enquêtes vous dévoilent à travers 2 questions que nous avons posées à nos expertes, Zoe Marniquet, Account manager Sopexa Japon, et Elia Auchane, Senior account manager Sopexa USA.

     

    Bonjour Mesdames, nous sommes ravies de prendre un e-café avec vous et de permettre à nos lecteurs d’en savoir plus sur 2 marchés intéressants à l’export pour les entreprises françaises, le Japon et les U.S.A.

     

    Quelle sont les 3 tendances food à retenir sur vos marchés ?

     

    Elia Auchane : Les consommateurs américains sont indéniablement à la recherche de bénéfices santé. Cela se traduit par exemple à travers la hausse de la consommation de produits bio ou ayant des bénéfices spécifiques comme la réduction du stress, et de boissons comme les Hard Seltzers. En effet, 70 % des jeunes américains de 22-24 ans sont tentés par ces boissons alcoolisées moins caloriques. En parallèle de cela, nous constatons une très grande consommation de snack sur le territoire. Le snacking est un réel mode de vie. Nous constatons que 90 % des consommateurs prennent un encas plusieurs fois par jour. Dans le même temps, 44 % sont prêts à payer plus cher pour des snacks « sans », c’est à dire sans OGM, sans colorant, sans arôme artificiel, ou sans sucre par exemple. Les snacks sont prisés mais ils les préfèrent de plus en plus sains. Enfin, je dirais que la dernière tendance à noter est la quête d’expérience du consommateur américain. Ils aiment essayer des ingrédients de différentes cultures. Ils sont 43 % à vouloir essayer de nouvelles saveurs et le goût est le premier facteur de choix pour 3 américains sur 4.

     

    Zoe Marniquet : Pour ma part, je dirais que notre étude sur le Japon met en exergue le fait que les consommateurs se soignent en mangeant. En effet, 56 % d’entre eux considèrent que l’alimentation peut être plus bénéfique pour la peau et les cheveux que les produits cosmétiques et 38 % des 18-24 ans paieraient plus pour des produits dont les ingrédients ont des effets positifs sur la peau. Autre point marquant de cette étude, c’est l’appétence des Japonais pour la créativité et la nouveauté. Plus de 30% des produits alimentaires lancés ces 5 dernières années au Japon était des éditions limitées contre 4% en France sur la même période. En dernier lieu, je pense qu’il faut noter l’engouement des Japonais pour les produits occidentaux, cela induit un réel changement de leur régime alimentaire. Un indicateur parlant est la consommation de riz qui est en baisse de 50 % en 50 ans laissant ainsi la place à d’autres produits. Par exemple, la grande tendance ce sont les petits-déjeuners occidentaux.

     

    En conséquence, quelles sont les leviers marketing ou bonnes pratiques de communication qu’il faudrait mettre en place sur chacun de vos marchés ?

     

    Elia Auchane : Aux Etats-Unis, la santé est un levier majeur de communication. On voit l’émergence de nouveaux produits tels que la viande en snack Brooklyn Biltong qui communique sur l’apport journalier en protéines tout au long de la journée ou encore les crackers Hu, qui affichent fièrement sur leur packaging tous les produits additifs dont ils ne sont pas composés. De plus la création d’expériences singulières est un atout de taille. Cette expérience peut passer par l’exploration culinaire. Le consommateur est à la recherche de nouvelles saveurs et de nouvelles textures. A titre d’exemple, il y a de plus en plus de boissons avec du nitrogène qui donne une texture douce et crémeuse aux produits, ce composant chimique était très peu répandu il y a encore quelques années.

     

    Zoe Marniquet : Au Japon, il faut parler de produits qui soignent, pour cela il faut travailler sur la composition ces derniers et la mettre en avant. Dans les commerces on trouve par exemple des yaourts Meiji qui aident à protéger la peau contre les rayons UV et retenir son humidité tout en prévenant la sécheresse cutanée. Les consommateurs japonais sont aussi en quête de créativité. Celle-ci peut passer par des nouveaux packagings, de nouvelles recettes, ou encore des recettes ponctuelles. À titre d’exemple, les géants mondiaux jouent le jeu avec McDonald’s qui propose à sa clientèle un burger au pain rose avec sa sauce mayonnaise sakura ou encore Pierre Hermé qui présente 15 nouvelles saveurs en novembre 2020 dont certaines disponibles en édition limitée. Enfin, de manière générale les Japonais s’occidentalisent et leurs habitudes alimentaires n’échappent pas à la norme. Il se tourne davantage vers des produits importés, un levier majeur de réussite est donc de valoriser la provenance des produits et qui plus est les appellations d’origine et les labels de qualité. A noter, il y a un réel engouement pour les produits français en particulier qui connaissent une hausse de 25% en valeur d’exportation entre 2014 et 2019.