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  • Le "eat local" a le vent en poupe au Canada

    18 juillet 2018Actus et tendances food & drink

    Le "eat local" a le vent en poupe au Canada. Parmi les tendances les plus en progression depuis quelques années au Canada, le « manger local », perçu comme un gage de fraîcheur et d’un prix plus juste pour le producteur, s’affirme.

    Selon un récent sondage réalisé par CROP dans l’Actualité, 24 % des Canadiens et 23 % des Québécois affirment qu’ils paieraient plus cher pour des produits locaux, quelles que soient les catégories socio-professionnelles.

    Il s’agit d’un véritable phénomène de société. Selon Alain Giguère, Président de la maison de sondage CROP. Le rapport au « local » est pris dans un sens très ouvert. S’il repose avant tout sur la volonté de privilégier la proximité et le lien avec le terroir, perçus comme garants de la singularité et de l’authenticité de l’offre, il traduit plus largement le souhait d’être en accord avec des valeurs telles que la recherche du vrai, de l’authentique et du durable.  De la même manière, il s’inscrit dans un mouvement global de lutte contre la surindustrialisation et l’obsolescence programmée des produits industriels.

     

     

    Cette tendance est tellement forte qu’en 2015, l’Office de la langue française du Québec incluait dans son grand dictionnaire terminologique le terme localivore. Formé des termes « local » et du suffixe « -vore », ce dernier caractérise un mode d’alimentation basé sur la consommation d’aliments, ou de mets préparés, produits dans un rayon de 160 km ou moins.

     

    Enfin, cette tendance est encouragée par le gouvernement canadien puisque depuis le 9 mai 2018, l’étiquette « Produit du Québec », « Cultivé au Québec », «Récolté au Québec» ou encore le nom du produit (concombres, fraises, framboises, etc.) suivi de la mention «du Québec» sont obligatoires pour les fruits et légumes frais !

     

    La restauration n’est pas en reste et ont voit de plus en plus de restaurants afficher la provenance locale et bio de leurs produits. La tendance gastronomique ‘de la ferme à la table’ ou ‘du jardin à l’assiette’ s’est bien implantée.

    Certains restaurateurs vont encore plus loin en cultivant leur propre jardin biologique. C’est le cas de 3 restaurants Montréalais Joe Beef, Liverpool House et Vin Papillon, qui se sont associé et se partagent un jardin potager commun à l’arrière de leurs cuisines.  Les récoltes approvisionnent en partie les trois restaurants du groupe qui communiquent tous par la ruelle arrière. Le jardin a même son propre compte Instagram : @joebeefgarden !

     

     

     

    Mais ce ne sont pas les seuls :  l’Hôtel Le Germain à Charlevoix dispose aussi d’un potager bio, des ruches sont disposées sur les toits du Château Frontenac à Québec… l’appétit des locavores canadiens est insatiable !