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  • #InsideSopexa, « Accepter de perdre le contrôle »

    22 mai 2017

    Point de vue sur le métier des RP avec Vincent Bayer, PR et Communication Manager chez Sopexa Benelux.

    En à peine 20 ans, le paysage médiatique a connu une profonde mutation. Prenez l’Eurovision par exemple. A l’aube du 21ème Siècle, le Concours était encore perçu comme désuet et retransmis via le seul réseau audiovisuel câblé d’Europe. Aujourd’hui l’événement est suivi de New-York à Moscou sur tablettes, PC et smartphones, et son audience dépasse celle du Super Bowl. En 2017, le divertissement a rejoint l’information : beaucoup de journalistes se sont mués en personnalités charismatiques souvent drôles et décalées, alors qu’en 2000 la plupart travaillaient dans l’ombre des médias qu’ils représentaient. Plus que jamais, le monde manifeste son besoin d’évasion et d’humanité…

     

    Les « nouveaux influenceurs » écument les plateaux télé et les studios radios en tant qu’ « experts » à la personnalité bien trempée. Ils peuvent être issus d’un média traditionnel, représenter un métier ou avoir construit une notoriété via les réseaux sociaux, à l’instar de la bruxelloise délurée « Megan ne comprend pas ». Grâce à ses savoureuses face-caméras filmées avec un simple smartphone, cette pâtissière spécialisée en création de cakes raffinés manie aussi bien la pâte que le verbe. Megan se trouve très belle et avoue ne pas comprendre pourquoi elle n’est toujours pas invitée aux défilés Chanel pour faire des selfies avec Karl Lagerfeld et Kim Kardashian. En Belgique, ses billets d’humeur surréalistes pulvérisent des records de ‘likes’. Ces chroniqueurs d’aujourd’hui sont présents dans notre vie quotidienne du matin au soir. On les écoute en voiture à la radio, on les retrouve sur Facebook pendant la pause-déjeuner, on les cherche le soir en glissant le doigt sur la tablette ou en maniant la zapette. Chaque jour, on les retrouve aux moments où notre propension à la détente et aux émotions est la plus forte. Evidemment, toutes les entreprises et marques rêvent d’être portées par la voix de ces nouveaux ambassadeurs…

     

    Eh bien figurez-vous que la recette est la même depuis des décennies et reste toujours applicable aujourd’hui. Car s’il y a bien deux facteurs essentiels qui n’ont pas changé – et au contraire, n’ont  de cesse de se renforcer – c’est l’indépendance éditoriale et la liberté de ton. Pour que les influenceurs d’aujourd’hui portent vos messages, il faut évidemment d’abord les y intéresser. Ensuite, il faut qu’ils aient accès à vos informations dans une transparence totale. Et que vous acceptiez de perdre le contrôle sur la manière dont vos informations seront relayées. Car tout leur enrobage marketing sera décodé et poli jusqu’à en retrouver l’essence première, qui sera ensuite présentée sous un jour différent. Vous voulez passer au Journal Télévisé ? Ouvrez les portes de votre entreprise sans rien cacher. Mettez en avant vos employés et les producteurs avec qui vous travaillez. Laissez les journalistes aller à leur rencontre, sans les cadrer. ça fonctionne. Le 14 février dernier, date symbolique par excellence, le canadien McCain annonçait le renforcement de son union avec le savoir-faire belge de la frite, en ouvrant à la presse les portes de son usine wallonne. Les journalistes, photographes et cameramen ont non seulement pu accéder à la ligne complète de production des frites surgelées de la marque, mais ont aussi pu rencontrer à leur guise employés et agriculteurs-partenaires. Résultats : un contenu riche et positif relayé dans la quasi-totalité des médias nationaux, dont un reportage au JT empli d’humanité…

     

    Le canadien McCain ouvre les porte de son usine wallonne à la presse.

     

    Contact : vincent.bayer@sopexa.com